mardi 29 juin 2010

Commencement de l'historique au Brésil

La Communauté accueille Pierre Ettien à Belo Horizonte

Nous avons noté quelques éléments qui méritent d'être complétés. Merci pour tout renseignement complémentaire que vous pourriez communiquer en addition à ce que nous citons ci-dessous.
Vous pouvez soit écrire directement un commentaire sur ce blog, soit envoyer un courriel à : drengade69@gmail.com

En 1994, un ami de Laurent Fabre, le Père Michel Forgeot d'Arc est prêtre au Brésil ; il envoie Edilene et Fernando de Souza en France pour qu'ils suivent une formation auprès de la Communauté du Chemin Neuf à l'abbaye d'Hautecombe.

Edilene et Fernando, qui sont fiancés, rentrent au Brésil pour leur mariage, puis retournent à Hautecombe pour se mettre au service : c'est là que naîtra leur fille Nathalie, le 29 Mai 1996.

Ils reviennent alors au Brésil et s'installent en 1996 à Joao Pessoa, la capitale de l'Etat de Caraiba dans le Nordeste.

En 1998, grâce à Enio, Laurent rencontre le Cardinal Serafim qui confie la paroisse Santa Margarida Maria Alacoque de Belo Horizonte à la Communauté du Chemin Neuf. Le Père Serge Clemente arrive le 8 Décembre 1998 pour y être curé ; Edilene et Fernando le rejoignent ainsi que le Père Philippe Berger et Béatrice Bourrat. Par la suite arriveront Henri et Marie-Thérèse Delporte.


Aujourd'hui, le Père Philippe Barrucand rentre en France, après avoir été curé de la paroisse depuis 2005 ; c'est le Père Pierre Ettien qui lui succède, accueilli avec joie et chaleur (caractéristiques des Brésiliens) par les paroissiens et par la Communauté.


mardi 11 mai 2010

Pentecôte à Divinopolis


Dans certaines régions du Brésil, notamment dans le Nordeste et aussi à Paraty (RJ) la solennité de Pentecôte correspond à la fête populaire du Divino Espírito Santo, qui s'étend sur plusieurs jours. A Divinopolis, la Communauté du Chemin Neuf fait intervenir l'un de ses membres, Marcus Vinitius, qui a une grande notoriété au Brésil en matière de rock chrétien.
Nous nous associons par la prière et la louange à cette organisation menée par la Casa Familia Santuario de Vida.
Vous pouvez allez visiter le dossier photographique qui est en lien dans notre bulletin du 18 Février "Visite à Divinopolis". Ainsi vous verrez des images des lieux, et aussi le plan pour le projet des aménagements d'un centre d'accueil et d'une maison communautaire.

jeudi 8 avril 2010

UNE JET AU BRESIL

Il est assez facile d'aller sur le site de la Communauté du Chemin Neuf, puis sur JET, enfin sur JET'news ; là on trouvera un certain nombre de communications venues des différentes missions de la Communauté. Elle sont souvent très instructives, toujours intéressantes.
Ainsi en Février, Anne-Claire a-t-elle donné sa vision de ce qu'elle a l'occasion de vivre à Belo Horizonte, dont nous donnons un extrait :

La Communauté.

Nous sommes dix : Il y a deux prêtres (un Français et un Suisse), deux communautaires qui viennent d’arriver (une Martiniquaise et l’autre Réunionnaise), une famille brésilienne avec deux enfants et un jeune brésilien (fils d’une famille communautaire). En plus de ces personnes, il y a d’autres familles brésiliennes habitant le quartier qui viennent partager une partie du quotidien (notamment les prières ou les repas)...

Nous vivons au coeur de la paroisse, il y a donc souvent des paroissiens et des jeunes engagés qui passent chez nous. Pour l’instant, rien n’est installé, rien n’est cadré, les horaires varient, le programme aussi. En ce moment, les communautaires sont en vacances pendant que je prends un bain de portugais dans une famille brésilienne (dans une maison énorme et magnifique !). Ensuite j’aurai des cours avec une enseignante puis enfin commencerai la mission avec les enfants de la favéla (on dit vila ici...) dans deux semaines.

Mes premières impressions des brésiliens.

Ce peuple me paraît s’exprimer différemment de nous Français.
En effet, nous utilisons beaucoup la tête (peut être est-ce l’héritage des grands penseurs du XVIIIème siècle) ? Ici, c’est le corps qui semble primer comme moyen de communiquer. Les mots semblent secondaires. Ainsi, il n’est pas tellement grave de mal parler si j’utilise mes bras, mon corps et mes émotions pour communiquer, je peux m’intégrer assez facilement. Le métier de psychomotricienne est donc une très bonne formation avant d’entrer au Brésil !
Les brésiliens sont très accueillants, très doux et très respectueux de l’autre, à ce que j’en perçois. La tendresse s’exprime chez eux très naturellement (quand je veux te serrer dans mes bras, je te prends dans mes bras ; quand je veux te faire un bisou ; je t’en fais un...) sans aucune mauvaise pensée. Bien évidemment, il faut aussi faire très attention à donner du cadre. Il y a peu d’intimité, ce qui est dérangeant et oppressant par moments.
Leur mode de communication apparaît donc corporel. Le taux élevé de criminalité ne me paraît donc pas étonnant. En effet, ici, quelqu’un de blessé va avoir besoin de s’exprimer et il le fera avec son outil de communication : le corps. C’est ainsi qu’un vécu violent ou douloureux engendrera un acte violent ou douloureux. Nous Français, sommes plus enclins à intérioriser et donc plus sujets à la dépression ou à la prose... En ce qui concerne ma façon de travailler, elle va certainement évoluer. Il va falloir s’adapter aux nouvelles demandes. En France, je travaillais essentiellement sur l’expression du corps. Ici, il n’y a pas besoin de ça ! Mais par contre, je pense avoir à apprendre à cadrer, à ordonner, à concentrer...
Il est donc temps pour moi de commencer enfin ma mission pour mettre en pratique mes observations. Peut-être me suis-je totalement trompée sur les Brésiliens ? Attention aux apparences...


Pour lire l'ensemble de la lettre d'Anne-Claire, cliquer sur cette ligne.




mercredi 3 mars 2010

VISITE A BELO HORIZONTE

Nous avons pu passer quelques jours au Brésil, et rencontrer toutes les personnes de la Communauté présentes à ce moment. Les candidats pour un voyage là-bas devront prendre en compte qu'aux mois de Janvier et Février correspond l'été austral, donc les vacances scolaires au Brésil, et aussi l'époque des vacances pour les communautaires. J'ai ainsi choisi des dates pour ma visite qui ne correspondaient pas forcément aux disponibilités des frères, qui se sont cependant mobilisés pour me recevoir, qu'ils en soient remerciés.
Ainsi Jacek est venu chercher très tôt le visiteur à l'aéroport, à une heure de route environ de la Paroisse Santa Margarida Maria Alacoque, tandis que Philippe Berger et Béatrice écornaient leurs horaires pour m'honorer.
Malgré l'activité plus réduite pour cause de vacances, la vie paroissiale est intense, les visites se succèdent sans interruption, et les offices rassemblent beaucoup de fidèles, soit pour l'eucharistie, soit pour des célébrations animées par différents groupes (ainsi l'Apostolat de la Prière, a-t-il organisé un temps d'adoration avec orchestre, chants et enseignements).
La salle paroissiale, voisine de la cure, accueille aussi, lors de notre passage, la célébration d'un anniversaire de quatre-vingt-dix ans avec gâteau, boissons fraîches, chansons et danses ; même la récipiendaire a dansé, et j'ai été convié à manger une énorme part de gâteau, il aurait été incongru de refuser.
Outre la joie de constater combien chacun applique naturellement les règles de la vie communautaire, j'ai pu prendre une meilleure connaissance des questions spécifiques à Belo Horizonte : les invasions sur le terrain de la Communauté (d'où la nécessité de construire un mur pour protéger notre propriété), l'urgence à démarrer le projet "église du Sacré Coeur", et aussi la nécessité de bientôt édifier la maison communautaire (Projet Global). L'ébauche jointe montre le projet d'implantation des différents éléments qui doivent modifier l'existant : implantation d'un terrain multisports, édification de la maison communautaire et d'un foyer d'étudiants, constitution d'un parking automobile. Et la visite de l'ensemble avec Béatrice et Joaquim a été très intéressante, la visite d'un site est toujours plus parlante que des plans..
Mais c'est bien réjouissant de retrouver le même accueil fraternel, la même disponibilité, le même partage, comme dans tous les lieux du monde entier où se trouve la Communauté du Chemin Neuf.
En lien quelques images de la visite à Belo Horizonte.

jeudi 18 février 2010

VISITE A DIVINOPOLIS

Nous avons pu nous rendre, le samedi 6 Février 2010, sous la conduite de Jacek, qui pilote l'automobile paroissiale, avec Synara et le petit David , à Divinopolis.

Joaquim nous attend à la Maison Samarie, une belle construction moderne, on peut en voir quelques images dans le dossier joint : Synara dans la salle d'attente (à l'entrée), Joaquim et Jacek dans une salle de cours, la salle polyvalente, et la chapelle. Il y a en outre, au niveau de l'entrée, une autre salle de cours et des bureaux et salles de réunion. Au sous-sol, une grande salle pour servir des repas ou distribuer, deux fois par mois, des produits alimentaires (11 produits : riz, haricots, pâtes, café, sucre, farine de manioc, huile, savon pour la lessive, maïs, sel, lait) fournis par la municipalité, à destination de 35 familles nécessiteuses choisies en accord avec la mairie. Ces familles reçoivent un colis alimentaire qu'elles viennent chercher, elles peuvent aussi trouver des vêtements et chaussures provenant de dons, des jouets pour les enfants, et passer à la pharmacie qui ouvre sur la salle d'accueil. Elles sont accueillies par des bénévoles qui leur servent des boissons et un repas, et c'est l'occasion d'un temps d'évangélisation, d'un temps de prière, et de contacts personnels. Ces familles sont en outre accompagnées régulièrement à domicile par une vingtaine de personnes très actives et bien formées. La Samaritaine, nous dit Joaquim, a été fondée en 1998, elle était alors la seule entité au service des plus pauvres à Divinopolis.
A côté de la salle du sous-sol, une grande cuisine, qui peut aussi servir à préparer des repas pour de petites collectivités, certaines comme une école voisine sont des habituées ; cette activité contribue au financement de La Samaritaine. Il y a aussi des locaux pour stocker les aliments, ou les produits donnés, et une salle où démarre l'activité concernant la psycho-motricité.
Deux petits bâtiments voisins sont loués comme logements, ils deviendront la propriété de La Samaritaine à l'issue du commodat de cinq ans signé il y a trois ans
avec le constructeur de l'ensemble , un industriel implanté à proximité.
La Samaritaine est une association privée dont le premier objet est d'être une maison de formation, délivrant une éducation civique et religieuse, et formant les élèves à l'informatique, avec délivrance d'un diplôme annuel. Elle accueille actuellement 110 élèves, soit onze groupes de dix élèves chacun. Le corps professoral compte trois salariés et plusieurs bénévoles de qualité, recrutés par le professeur d'informatique.
Le directeur est Marcia Amaral, et le secrétaire-trésorier est son mari Joaquim.
J'ai été très impressionné par le professionalisme des intervenants, et aussi par l'ampleur de la tâche avec si peu de bras pour la mener à bien. Sans compter les nouveaux projets : atelier de modelage, psychomotricité, et les autres...
La famille Amaral nous reçoit ensuite à déjeuner dans la "casa familia santuario de vida", la maison qu'ils habitent et dont ils modifient la capacité d'accueil pour y héberger deux célibataires. Eux-mêmes habitent le rez de chaussée ; c'est une maison que Joaquim a rendue habitable et ne cesse d'agrandir.
Cette maison se situe sur un terrain d'environ 19000 m2 dont 9000 sont constructibles, sous réserve d'une surface à laisser à disposition de la municipalité pour y implanter un terrain de sports. Il y a un bâtiment déjà existant avec un grand hall couvert où déjà depuis plusieurs années ont lieu des sessions de formation à destination des jeunes et des couples.
Nous joignons au dossier photographique un plan cadastral, sur lequel sont représentés les immeubles existants. Joaquim me remet aussi un plan des projets à réaliser : un centre communautaire et d'accueil, une église, et divers petits bungalows pour loger les personnes venant en session. Ainsi pourra-t-on envisager de donner des sessions d'une semaine, voire de trente jours. Il est projeté en outre un bâtiment pour un foyer d'étudiants. L'ensemble du projet doit être mis à jour, et chiffré, pour que l'on puisse ensuite établir le calendrier des constructions.Dans notre prochaine publication, on trouvera des informations sur la visite faite à Belo Horizonte par Daniel le 5 Février 2010 .

Si vous voulez bien lire la dernière lettre de Tiphaine, JET à Divinopolis, vous aurez un autre point de vue sur la vie là-bas.

lundi 14 décembre 2009

LETTRE DU BRESIL N°3

Nous avons pu éditer la Lettre du Brésil N°3, et l'expédier par la Poste aux principaux sympathisants. Vous pouvez donc la lire aujourd'hui sur le blog.
Nous donnons ci-dessous une traduction en langue française, d'une partie de la lettre de Divinopolis (publiée en brésilien), qui rend compte des actions menées actuellement :

Maison Samarie - amour, solidarité et désir de construire une nouvelle réalité sociale
Le but de la Maison Samarie est le développement de la personne humaine tout entière, corps, âme et esprit. Chaque être humain, riche ou pauvre, a besoin de se développer pour vivre la justice inspirée pour Dieu. La Maison Samarie a reçu de Dieu le désir de défendre, aider et soutenir tous ceux qui se trouvent dans une situation de vulnérabilité sociale, dépourvu de sa dignité de fils aimé de Dieu.
Pendant le dernier semestre, le nombre de familles qui sont aidées a été augmenté à 35. Elles reçoivent un accompagnement social dans leur maison une fois par mois et plusieurs fois chaque mois elle viennent à la Maison Samarie pour recevoir une aide : assistance psychologique, médicaments, nourriture, ateliers professionnels (crochet, tricot, peinture, couture, bijoux, etc), ateliers informatiques, évangélisation.
On avance avec le nouveau projet de l’aide psychomotricité relationnelle pour les enfants avec deux professionnelles volontaires.
École Informatique et Citoyenneté La Samaritaine
Le but de cette école est de former les jeunes au travail professionnel. Elle offre une formation sur : Windows, Word, Excel, Access, Internet et stimule les jeunes à s'engager dans la politique. Cette année nous avons plus de 100 jeunes élèves dans l’école informatique. Elle a une infra-structure de 10 ordinateurs, une salle de conférence, une salle à manger et une petite salle d'accueil et bibliothèque.
Maison Sanctuaire de Vie
Distribution des fruits et légumes à 50 familles pauvres liées à la communauté.

mercredi 28 octobre 2009

DIVINOPOLIS

NOUVELLES DE DIVINOPOLIS

Géographie

Sa population était estimée à 209 921 habitants en2007. La municipalité s'étend sur 709 km².

La ville est le centre de la microrégion de Divinopolis. Elle se situe à 712m d'altitude, à 120 km de la capitale de l'État, Belo Horizonte.

Le climat est caractérisé par des hivers secs et des étés humides. La température moyenne en hiver est d'environ 16°C et la moyenne du mois le plus chaud est d'environ 25 °C. La période qui s'étend de décembre à février est la plus pluvieuse. Les mois les plus secs vont d'avril à décembre.

Histoire et Économie

Divinópolis a été fondée en 1767 par une cinquantaine de familles qui vivaient près des rivières Itapecerica et Pará. La première colonie prit racine près de la rivière Itapecerica et fût appelée Paragem da Itapecerica. En 1770, cette colonie devint Espírito de Santo da Itapecerica et était un quartier de Tamanduá. En 1912, elle est devenue une ville nommée Divinópolis (« ville de l'Esprit Saint » en français) en hommage à l'ancien nom d'Espírito Santo.

L'arrivée d'un chemin de fer à voie étroite en 1890, a offert des possibilités à la ville pour l'installation d'industries sidérurgiques de fer et d'acier, offrant un bon niveau de vie aux habitants et un niveau élevé de développement social.

À la fin des années 1970, les problèmes économiques de l'industrie de l'acier a causé la fermeture de plusieurs usines et de nombreux travailleurs furent mis au chômage. La reconversion dans l'industrie du textile (nombreuses usines de vêtements), a été une importante alternative économique. Environ 14 000 personnes sont directement employées dans ce secteur.

En plus du textile, la ville produit des boissons, des produits laitiers et des produits carnés.



La Communauté du Chemin Neuf


est implantée depuis un an à Divinopolis, où plusieurs de ses membres, en particulier Joaquim et Marcia Amaral de Souza, ont créé et animent depuis plusieurs années diverses associations, assistés par Jacek et Synara Kurkowski : Casa Samaritana, école pour l'insertion sociale des jeunes par la formation (informatique, couture, formation civique, formation religieuse, ...).Casa Santuario de Vida, centre social pour l'éducation religieuse et la promotion de la famille.

A l'occasion des dix ans de présence à Belo Horizonte, le fondateur de la Communauté du Chemin Neuf, et actuel modérateur de l'Institut du Chemin Neuf, Laurent Fabre, a visité la Communauté à Divinopolis. Le tirage de Septembre 2009 du bulletin Informativo Caminho Novo rend compte de cette visite.On peut trouver ce tirage en lien... et en Brésilien.